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Le choeur © jch Originellement cette partie de l'église était réservée aux chanoines (prêtres ou clercs chargés de la récitation des offices, le plus souvent dans une cathédrale ou dans des églises de fondation importante et ancienne comme ici). Il était fermé par un jubé (premier mot de la formule latine jube, domine, benedicere : "daigne, Seigneur, me bénir") en pierre, réalisé par Pierre Lescot vers 1540, détruit au XVIIIᵉ siècle.

Le chœur

LutrinAu cours de la messe les "enfants de chœur" se tiennent en ce lieu pour servir le célébrant. En août 2010 le pape Benoît XVI les exhortait ainsi : "Les apôtres ont été témoins de Jésus parce qu’ils étaient ses amis. Vous aussi vous pouvez entrer dans cette amitié ! Quand vous participez à la liturgie en servants d’autels, vous offrez à tous un témoignage incomparable d’humilité et de disponibilité. Puissiez-vous, chers servants d’autels, chercher votre vie entière le trésor de cette proximité avec le Seigneur Jésus !"

Histoire

L'orgue de choeur - © ELEn 1744, le collège des chanoines a été rattaché à celui de la cathédrale et le curé et les paroissiens ont pu, dès lors, célébrer les messes et les offices dans le chœur. À cette occasion, ils ont redécoré en grande partie l'espace au goût du jour. Les piliers sont cannelés et décorés dans les chapiteaux de guirlandes à la mode "antique" et le jubé remplacé par des grilles en fer, sous la direction de Claude Bacarit et Louis-Claude Vassé.

À voir
Maître-autel ancien
L'orgue de choeur - © EL

Le maître-autel est encore utilisé pour célébrer les messes dans la forme "extraordinaire" (selon le rite saint Pie V, dos au peuple).
   Les chandeliers et le crucifix (atelier Choiselat-Gallien) ont été offerts en 1827 par Charles X (alors paroissien, car habitant les Tuileries).

Orgue, stalles, grilles
L'orgue de choeur - © EL Les stalles - © EL L'orgue de choeur - © EL

L'orgue de chœur a été réalisé en 1839 par le facteur Abbey. Les stalles datent de 1847 et les grilles en fer forgé, avec les monogrammes de saint Vincent et saint Germain, fleurs de lys, sont l'oeuvre de Dumiez (1744).

Vitraux
Les vitraux - © EL

Ils ont été réalisés par Etienne Thévennot en 1840 sauf les deux lancettes (ogives de style gothique, de forme très allongée) de gauche (Antoine Lusson 1868).

De gauche à droite : prophètes, apôtres, arbre de Jessé (arbre que l'on retrouve dans la chapelle de la Vierge, sur le retable en bois sculpté : cet "arbre" représente la généalogie de Jésus, à partir de Jessé, père du roi David).

De haut en bas : Jessé, David, la Vierge Marie, Jésus Christ et saints protecteurs de la France.

Clefs de voûte

Côté transept : blason moderne de la paroisse (fleur de lys royale, palme du martyre de saint Vincent et crosse d'évêque de saint Germain).

Côté sanctuaire : tête du Christ.