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L'entréee de la chapelle de la Vierge - © JCH

L'entrée de la chapelle de la Vierge est située dans la première travée du bas-côté droit (sud). Y sont regroupées plusieurs statues : sainte Marie l'Égyptienne, sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus (Thérèse de Lisieux) et saint Germain d'Auxerre un peu à l'extérieur. On peut voir également un confessionnal en bois doré datant du XVIIIᵉ siècle et uns sculpture en bois représenat le Christ et ses apôtres sur la "nef-Église".

L'entrée de la chapelle de la Vierge

Vitrail, entrée de la chapelle de la Vierge - © Tekoaphotos

Salomon, David et Jessé.
En haut, dans le médaillon : Jahel, femme de Héber le Qénite, qui tua Sisera le chef des armées de Canaan avec un pique...
(cf. Juges 4,17-22)

Sainte Marie l'Egyptienne, pénitente

Sculpture en pierre polychrome fin XVᵉ siècle, qui se trouvait à l'origine dans le porche. C'est la patronne des drapiers dont la confrérie avait une chapelle dans le quartier, aujourd'hui détruite.

Sainte Marie l'Egyptienne - © Tekoaphotos

Marie l'Égyptienne est née en Égypte au Vᵉ siècle. A 12 ans elle arrive à Alexandrie : elle y restera, semble-t-il, jusqu'à 29 ans, vivant de la prostitution. Elle se convertit à Jérusalem où elle s'était rendue, en suivant un groupe de pélerins. Comme repoussée par une force invisible, ne pouvant entrer dans la basilique de la Résurrectio, elle suppliera la Vierge Marie ainsi : "Moi, je suis dans la fange du péché et vous êtes la plus pure des vierges. Prenez pitié d'une malheureuse et faites pour mon salut, que je puisse adorer la croix de votre divin fils." (La légende dorée)

Selon la légende, elle s'installera en Palestine où elle mourra après une longue vie de pénitence et d'ascèse. Son histoire fait penser à celle de Paésie, qui faisait l'adimration de Thérèse de l'Enfant-Jésus.

Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
Thérèse de l'Enfant-Jésus - © JCH

La spiritualité de Thérèse est celle de "la petite voie", c'est-à-dire une voie spirituelle accessible à tous, simple et la plus courte possible pour vivre en union avec le Seigneur. Mère Agnès (Pauline, sa sœur) témoigna ainsi :

"La plupart des saints canonisés par l'Église sont de grandes lumières que les grandes âmes seules peuvent imiter. Mais les grandes âmes sont très rares, tandis que le nombre des petites âmes, c'est-à-dire de celles qui doivent cheminer dans une voie commune et toute de foi, est immense : elles attendent, on dirait, la "petite Thérèse", ce guide tout à fait à leur portée, ce nouvel effort de la bonté de Dieu pour les entraîner à l'amour par l'humilité et le plus confiant abandon. Les pécheurs aussi profiteront de sa bienfaisante influence et y trouveront leur salut". (Mère Agnès, Procès apostolique - 5 Juillet 1915, réponse à la huitième demande).

À voir

Représentation, assez rare, de la sainte de Lisieux en supplication Lucie Delarue-Mardrus (1874-1945), entourée de deux photographies classiques : à gauche : Thérèse à 22 ans, au Carmel ; à droite : âgée de 8 ans, aux Buissonets, la maison familiale à Lisieux.

Biographie

Née Marie Françoise Thérèse Martin, à Alençon, le 2 janvier 1873, cadette de 5 filles (4 enfants sont morts prématurément avant elle). Son père s'installe à Lisieux après la mort de son épouse Zélie.

Elle entre au Carmel de cette petite ville de Normandie en 1888 et meurt de la tuberculose le 30 septembre 1997.

Elle est béatifiée en 1923, canonisée en 1925 et déclarée Docteur de l'Église le 19 octobre 1997 par Jean-Paul II.

Elle est co-patronne (avec sainte Jeanne d'Arc) de la France et co-patronne des missions (avec saint François-Xavier).

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L'histoire de Paésie, pécheresse convertie

Aussitôt après mon entrée au Carmel, j'avais demandé à lire l'histoire des Pères du désert. J'y avais relevé quelques notes dont celle-ci qui frappa à tel point ma chère petite Sœur, qu'elle regretta de ne pas l'avoir introduite dans son autobiographie et recommanda, avec instance, de l'y ajouter.

Une pécheresse, nommée Paésie, désolait la contrée par ses scandales. Un Père du désert, Jean le Nain, alla la trouver et comme il l'avait exhortée à la pénitence de ses crimes, elle lui dit: Mon Père, y a-t-il encore une pénitence pour moi ? - Oui, dit le Saint, je vous en assure. - Menez-moi donc où vous trouverez bon pour cela, lui dit-elle. Aussitôt, elle se leva et elle le suivit sans donner ordre dans sa maison, sans même y dire un mot à personne. Comme ils étaient entrés dans le désert et que la nuit approchait, Jean fit un monceau de sable, comme un oreiller, qu'il marqua du signe de la Croix et dit à Paésie de s'y coucher. Il se mit ensuite plus loin pour dormir aussi, après avoir prié. Mais s'étant réveillé à minuit, il vit un rayon de lumière qui descendait du Ciel sur Paésie et qui servait comme de chemin à plusieurs anges qui portaient son âme au Ciel. Dans la surprise où il fut de sa vision, il alla vers Paésie qu'il poussa du pied pour voir si elle était morte, et trouva qu'elle avait rendu son âme à Dieu. En même temps, il entendit une voix miraculeuse qui lui dit: Sa pénitence d'une heure a été plus agréable à Dieu que celle que d'autres font pendant longtemps parce qu'ils ne la font pas avec autant de ferveur qu'elle. (Vies des Pères des Déserts d'Orient avec leur doctrine spirituelle et leur discipline monastique, par le R.P. Michel-Ange Marin, de l'ordre des Minimes, livre IV, ch. 18)

Maintes fois, Sœur Thérèse m'avait fait remarquer que la justice du bon Dieu se contentait de bien peu de chose lorsque l'amour en était le motif et qu'alors il tempérait, à l'excès, la peine temporelle due au péché, car il n'est que douceur. (C.S. de Sr Geneviève. - Ne pas aller en Purgatoire)

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