Accueil La prière chrétienne

© DR La prière chrétienne s'enracine dans l'indépassable parole de saint Jean : "Dieu est amour". Dieu, un, est en lui-même relations, relations entre trois personnes que l'on nomme Père, Fils et Saint Esprit. Ce n'est pas un Dieu extérieur à l'homme. Il est en lui. La prière chrétienne consiste à laisser jaillir du centre de l'âme cette "source d'eau vive", cet amour de charité qui transforme le priant et rayonne à travers lui. Prier c'est d'abord se laisser aimer par Jésus "humble et doux de cœur" et apprendre à l'écouter. Les grands maîtres spirituels du Carmel nous y aident.

Qu’est-ce que la prière ?
1. La vraie prière est déjà présente en notre cœur

Prier est profondément humain. Ne pas prier est inhumain. Notre existence perd sa juste direction si nous négligeons notre relation à Dieu. Mais ne nous trompons pas de prière. La prière n’est pas quelque chose à construire. La vraie prière est déjà présente en notre cœur. Au fond de notre âme de baptisés et de confirmés, il se passe un dialogue entre le Père et le Fils dans l’Esprit. Cet échange trinitaire est la prière originelle. Elle nous habite. Notre prière consiste en définitive à découvrir ce dialogue entre les personnes divines, à l’écouter, à nous laisser envahir par cet échange des Trois au fond de notre cœur.

2. Elle nous conduit à une plus grande charité

Cette prière aboutira nécessairement à un plus grand amour de charité : "Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, alors qu’il n’agit pas, à quoi cela sert-il ? Cet homme-là peut-il être sauvé par sa foi ? Celui qui n’agit pas, sa foi est bel et bien morte. Montre-moi donc ta foi qui n’agit pas ; moi, c’est par mes actes que je te montrerai ma foi" (Jc 2,14.17.18b). Saint Jacques nous presse en nous disant que la foi sans les œuvres est stérile, est morte ! Il en va de même pour la prière : la vraie prière aboutit nécessairement à une plus grande charité envers le prochain. Cette charité, c’est cette œuvre de la foi ! Elle se réalise dans le Commandement nouveau que Jésus nous transmet (Jn 13, 34-35) : "Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres."

3. Il y a plusieurs formes de prière

Mais alors, qu’est ce que "La Prière" ? Le simple usage que nous faisons de la prière nous apprend qu’il y en a plusieurs formes. Nous allons essayer de présenter ces différentes "formes" d’expression pour vous faire saisir qu’elle est en définitive "la prière" que Dieu réclame de ses enfants. Pour ce faire, nous reprendrons quelques points de la quatrième partie du Catéchisme de l’Église Catholique. Elle est très riche d’enseignements pour connaître les aspects fondamentaux de la prière chrétienne. Le commentaire du Notre Père y est remarquable. Nous pouvons distinguer trois formes de prière : la prière vocale, la méditation, l'oraison. Haut

Trois formes de prière
I - La prière vocale

La prière vocale se présente ordinairement sous deux aspects :

A / La prière vocale dite "d’obligation"

La prière vocale "d’obligation" est la prière de l’office divin (le bréviaire). Elle est "d’obligation" pour les diacres, les prêtres et les évêques parce que ces derniers ont promis d’intercéder au nom de l’Église pour le salut des âmes. Elle peut être d’obligation pour les fidèles laïcs qui en auraient fait le vœu privé, avec l’assentiment de leur accompagnateur spirituel. Ce genre de prière doit se réciter vocalement en ayant soin de bien prononcer toutes les paroles. Haut

B / Les prières vocales dites de "dévotion"

Ce sont le chapelet, le chemin de Croix… La prière vocale peut être encore appelée "prière de dévotion". Cette prière est "une pieuse pratique" comme de réciter le chapelet, dire quelques litanies des saints, de la Sainte Vierge, faire le chemin de Croix… Les prières de ce type doivent être considérées comme des moyens, dont le but est de favoriser la prière silencieuse (l'oraison). Car il arrive très souvent, au début, qu'en priant vocalement nous éprouvions certains sentiments intérieurs, une pensée ou un élan d’amour envers Dieu… A ce moment précis nous pouvons interrompre notre prière vocale et nous arrêter quelques instants pour goûter ces sentiments, ces élans d’amour qui se présentent à nous. Après, nous pouvons reprendre tranquillement notre prière vocale… Si le temps nous le permet. Haut

II - La méditation
A / Essai de définition

La méditation est surtout une recherche. Nous devons toujours chercher à comprendre le pourquoi et le comment de la vie chrétienne, afin d'adhérer et de répondre à ce que le Seigneur nous demande. Méditation, Odilon RedonHabituellement, nous nous aidons de livres, en particulier de la Bible, des textes liturgiques du jour ou du temps, des écrits des Pères de l’Eglise (saint Augustin, etc.), des écrits des saints (sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, etc.) ou encore des ouvrages de spiritualité… Méditer, c’est s’approprier ce que nous lisons pour élever notre âme vers Dieu. Guigue le Chartreux, paraphrasant Mt 7,7, nous résume ainsi les dispositions du cœur nourri par la Parole de Dieu dans la prière : "Cherchez en lisant, et vous trouverez en méditant ; frappez en priant, et il vous sera ouvert par la contemplation". Haut

B / Différentes méthodes de méditation

Les méthodes de méditation sont très nombreuses. Il est important de savoir qu’une méthode n'est qu'un guide. L'essentiel est d'avancer, avec l'Esprit Saint, sur l'unique chemin de la prière silencieuse : l’oraison, ce cœur à cœur avec Jésus. La méditation met en œuvre la pensée (l’intelligence), l'imagination, l'émotion et le désir. Cette mobilisation est nécessaire pour approfondir les convictions de foi, susciter la conversion du cœur et fortifier la volonté de suivre le Christ. Cette forme de prière doit viser plus loin : à la connaissance d'amour du Seigneur Jésus jusqu’à l'union avec lui. Haut

III - L'oraison
A / Définitions

Si nous nous appuyons sur l’étymologie "faire oraison" c’est "parler avec Dieu". Plusieurs grands saints ont essayé de définir l’oraison. Voici quelques-unes de ces définitions :
• "L’oraison, assure saint Denis l'Aréopagyte, s’inspirant de l’essence même de l’oraison, c’est la donation que l’âme fait d’elle-même à Dieu et l’union avec Lui".
• Saint Jean Chrysostome, l’appelle : "le nerf spirituel de l’âme"
• Saint Jean Climaque, dans un bel exposé sur les effets de l’oraison, la dénomme la "source des vertus"
• Saint Bernard un "sacrifice offert à Dieu et musique pour les anges"
• Saint Bonaventure un "avant-goût de notre béatitude"
• Saint Laurent Justinien un "aliment de la charité, délectation du plus intime de nous-mêmes et pacification du cœur"…

Le catéchisme de l’Église Catholique reprendra la définition de Thérèse de Jésus (sainte Thérèse d’Avila) : "L'oraison mentale n'est, à mon avis, qu'un commerce intime d'amitié où l'on s'entretient souvent seul à seul avec ce Dieu dont on se sait aimé" (Vida 8). La prière silencieuse n’est en fait "qu'un commerce intime d'amitié avec ce Dieu dont on se sait aimé ". Notre cœur cherche "celui que mon cœur aime" (Ct 1,7 cf. Ct 3,1-4 ), ce Dieu dont on se sait aimé. C'est Jésus, et en lui, le Père. Il est cherché, parce que le désirer est toujours le commencement de l'amour, et il est cherché dans la foi pure, cette foi qui nous fait naître de lui et vivre en lui. Haut

B / Théologie de l’oraison
a. L'oraison est la prière de l'enfant de Dieu, du pécheur pardonné

L'oraison est la prière de l'enfant de Dieu, du pécheur pardonné qui consent à accueillir l'amour dont il est aimé et qui veut y répondre en aimant plus encore (cf. Lc 7,36-50 ; Lc 19,1-10). Mais il sait que son amour en retour est celui que l'Esprit répand dans son cœur, car tout est grâce de la part de Dieu. L'oraison est la remise humble et pauvre à la volonté aimante du Père en union de plus en plus profonde à son Fils bien-aimé.

b. L'oraison est le temps fort par excellence de la prière

Dans l'oraison, le Père nous "arme de puissance par son Esprit pour que se fortifie en nous l'homme intérieur, que le Christ habite en nos cœurs par la foi et que nous soyons enracinés, fondés dans l'amour" (Ep 3,16-17 ).

c. L’oraison est regard de foi, fixé sur Jésus

"Je l'avise et il m'avise ", disait un paysan en prière devant le tabernacle au saint Curé d'Ars. Cette attention à lui est renoncement au "moi". Son regard purifie notre cœur, il le transforme. Le regard de Jésus illumine les yeux de notre cœur ; il nous apprend à tout voir dans la lumière de sa vérité et de sa compassion pour tous les hommes.

d. L'oraison est silence

L'oraison est un "silencieux amour" (Saint Jean de la Croix). Les paroles dans l'oraison ne sont pas des discours mais des brindilles qui alimentent le feu de l'amour. C'est dans ce silence, insupportable à l'homme du monde, que le Père nous dit son Verbe incarné, souffrant, mort et ressuscité, et que l'Esprit filial nous fait participer à la prière de Jésus. Haut

C / La pratique de l’oraison

Dans l'oraison, nous pouvons méditer. Toutefois le regard porte toujours sur le Seigneur. Sainte Thérèse d’Avila nous donne un exemple de méditation dans l’oraison : "Nous pouvons nous représenter nous-même devant le Christ, nous exercer à vivement nous éprendre de son humanité sacrée, vivre en sa présence, lui parler, lui demander ce dont nous avons besoin, nous plaindre à lui de nos peines, nous réjouir avec lui de nos joies, et ne pas l'oublier pour autant, sans chercher des prières apprêtées, mais des mots conformes à nos désirs et à nos besoins. C'est une excellente façon de faire de très rapides progrès ; ceux qui s'efforcent ainsi à vivre en cette précieuse compagnie, à beaucoup en profiter, à éprouver un amour véritable pour ce Seigneur à qui nous devons tant, je les tiens pour avancés." Sainte Thérèse, poursuit en nous donnant une recommandation importante lorsque nous avons beaucoup de ferveur durant l’oraison : "Il ne faut pas oublier que la ferveur acquise par la méditation, est un don de Dieu. C’est pourquoi, il ne faut pas s’en gonfler d’orgueil, ni de s’y arrêter."

a. Le choix du temps et de la durée de l'oraison

Il est fortement conseillé de déterminer le temps et la durée de l'oraison, et si possible avec les conseils d’un accompagnateur spirituel. Recevoir ses conseils permet de ne pas manquer à notre devoir d’état, à nos obligations familiales, scolaires, professionnelles…

b. L'entrée en oraison

L'entrée en oraison est analogue à celle de la liturgie eucharistique : "rassembler le cœur", recueillir tout notre être sous la mouvance de l'Esprit Saint, habiter la demeure du Seigneur que nous sommes, éveiller la foi pour entrer dans la présence de celui qui nous attend, faire tomber nos masques et retourner notre cœur vers le Seigneur qui nous aime afin de nous remettre à lui comme une offrande à purifier et à transformer.

c. Les épreuves éprouvées durant l’oraison

Il arrive très souvent qu’au bout de quelque temps nous rencontrions quelques difficultés à faire oraison. Nous sommes accablés de distractions, nous n’arrivons pas à maîtriser notre imagination, nous n’éprouvons plus de sentiments d’amour, nous n’avons plus d’élans amoureux jaillissant spontanément du cœur vers Dieu… Que faire alors ? Ne jamais abandonner l’oraison !

Reprenons ce que nous dit sainte Thérèse de Jésus lorsque nous rencontrons ce genre de sécheresses : "Prenons donc la décision de ne pas laisser tomber le Christ avec la croix (l’oraison), même si cette sécheresse devait durer toute la vie. Le temps viendra où tout lui sera payé à la fois ; qu'il ne craigne point de travailler en vain; il sert un bon maître qui ne le perd pas des yeux. Qu'il ne fasse aucun cas des mauvaises pensées, mais considère que le démon en suggérait aussi à saint Jérôme dans le désert."

La sainte nous dit encore : "Notez bien ceci, car je parle d'expérience : l'âme qui s'engage résolument dans cette voie de l'oraison mentale (…) doit savoir qu'elle a déjà couvert une grande partie du chemin ; elle n'a donc pas à craindre de retourner en arrière, pour beaucoup qu'elle bronche, car l'édifice est fondé sur des bases solides. Oui, l'amour de Dieu ne consiste pas dans les larmes, ni dans ces saveurs et tendresses (c’est-à-dire dans les consolations) que nous désirons souvent pour notre consolation, mais c'est servir Dieu avec justice, force d'âme et humilité. Sinon, ce serait recevoir, ce me semble, plutôt que donner nous-même quelque chose." Haut

Conclusion
1. Aimer, c'est "vouloir du bien à quelqu'un"

"Seigneur, apprends-nous à prier" (Lc 11, 1), disent les disciples à Jésus. Pouvons-nous nous imaginer une demande plus vitale ? Si nous apprenons à prier, à garder en tout ce que nous faisons un contact vivant avec Dieu, la vie devient un chemin qui nous mène tout droit vers le but : la béatitude. Cette béatitude qui nous fait participer à la nature divine (1P 1,4 ) et à la Vie éternelle (cf. Jn 17,3 ). Et avec elle, nous entrerons dans la gloire du Christ (cf. Rm 8,18 ) et dans la jouissance de la vie trinitaire. "Aimer, c'est vouloir du bien à quelqu'un" (saint Thomas d'Aquin, I-II 26,4 ). Dieu nous aime, il ne cesse de nous aimer. Un jour, le Christ a dit à sainte Marguerite-Marie (Paray-le Monial) : "Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes…" ! La preuve de cet amour si passionné, c’est Jésus qui a donné sa vie pour nous… N’y a-t-il pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ? Haut

2. Plus nous prions, plus nous deviendrons humains

Plus nous prions, plus nous sommes en relation avec ce Dieu trois fois Saint, plus nous deviendrons humains… Rappelez-vous : la prière est au fond de notre âme de baptisé, c’est le dialogue entre le Père et le Fils dans l’Esprit. Cette prière nous habite, nous devons la découvrir, nous laisser envahir par cet échange des Trois au fond de notre âme. Cette prière doit s’épanouir dans le Commandement nouveau que Jésus nous a transmis. Toutes les formes de prière présentées ici doivent nous amener à cette relation amoureuse avec ce Dieu dont on se sait aimé. Et, au fond, nous amènent à découvrir que nous sommes des "êtres de prière". Cette découverte de notre "être-prière" est toujours, en même temps, une découverte de notre vraie identité, c’est cela la vraie prière ! Rappelez-vous "Prier est profondément humain. Ne pas prier est inhumain." ! Haut

3. N’ayons pas peur de nous laisser faire

Au fur et à mesure, Dieu simplifiera notre prière… N’ayons pas peur d’interrompre notre prière vocale ou méditative lorsqu’il nous arrivera d’éprouver certains sentiments intérieurs, une pensée ou un élan d’amour envers Dieu… Goûtons quelques instants ces sentiments, ces élans qui se présentent à notre cœur. N’ayons pas peur de nous laisser faire par Dieu : il nous aime et veut notre bonheur. Haut

4. Nous deviendrons contemplatifs

Petit à petit, nous deviendrons moins bavards, nous deviendrons moins actifs… Nous deviendrons plus contemplatifs. La prière contemplative est une prière plus silencieuse où nous nous exposons aux rayons de l’Amour divin. Nos paroles feront place au silence et à la transformation de notre cœur. Nous expérimenterons, nous goûterons que Dieu est Amour, que Dieu est miséricordieux… qu’il est Bon, qu’il est Beau, qu’il est Doux, qu’il est Tendresse… Et cela infiniment. Haut

5. La présence et l'amour de Dieu ne dépendent pas de ce que je sens

Notre prière contemplative nous fera vivre de plus en plus dans la foi. Une foi qui nous dit que Dieu est amoureux de nous, que son regard d’amour est toujours posé sur chacun de nous. Cette foi qui nous dit que Dieu est autant présent à notre âme quand nous sentons et goûtons sa présence que dans la "sécheresse". Cette foi nous libèrera de beaucoup d’illusions et, en particulier, de la peur que nous pourrions être séparés de lui. Dieu est toujours présent dans notre cœur, toujours présent à son Eglise, toujours présent lorsque nous l’invoquons… Ses "sentiments" envers nous ne changeront jamais, ils seront toujours les mêmes. Sa présence et son amour ne dépendent jamais de ce que nous pouvons sentir. Haut

6. La prière chrétienne doit toujours se nourrir des sacrements

La prière chrétienne est une relation vivante, nous sommes en présence du Dieu trois fois Saint et en communion avec lui. Cette communion avec la vie trinitaire est toujours possible parce que, par le baptême, nous sommes devenus membre de l’Eglise, membre du Corps du Christ. Mais une prière chrétienne doit toujours se nourrir des sacrements dans la mesure où ils sont communion au Christ et se dilatent dans l'Eglise. Haut

L'Eucharistie, en particulier, contient et exprime toutes les formes de prière : elle est "l'offrande pure" de tout le Corps du Christ "à la gloire de son Nom" (cf. Ml 1,11). Car, ne l’oublions pas, l'Eucharistie est "source et sommet de toute la vie chrétienne" (LG 11) et que tous "les autres sacrements ainsi que tous les ministères ecclésiaux et les tâches apostoliques sont tous liés à l'Eucharistie et ordonnés à elle. Car la sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l'Eglise, c'est-à-dire le Christ lui-même, notre Pâque" (PO 5). Les dimensions de l’Eucharistie, et plus largement des sacrements, sont les dimensions de l'Amour du Christ (cf. Ep 3,18-21). Haut

7. Jésus a soif de notre amour !

Jésus est malade de la maladie de l'amour… Et cette maladie ne se guérit que par l'amour !... Jésus a souffert et souffre encore aujourd’hui, à travers ses membres, parce que l'Amour n'est pas aimé… N'oublions pas que ce même Dieu n'a pas craint de mendier un peu d'eau à la Samaritaine (Jn 4,1-42). "Il avait soif... Mais en disant : "Donne-moi à boire", c'était l'amour de sa pauvre créature que le Créateur de l'univers réclamait. Il avait soif d'amour... Ah ! Je le sens plus que jamais Jésus est altéré, il ne rencontre que des ingrats et des indifférents parmi les disciples du monde et parmi ses disciples à lui, il trouve, hélas ! peu de cœurs qui se livrent à lui sans réserve, qui comprennent toute la tendresse de son Amour infini." (LT 196 et Ms B 1, 2)

Jésus a soif de notre amour ! C'est tout ce qu'il réclame de nous. Alors, n’ayons pas peur de répondre à cet amour infini qui ne cesse de nous dire : "Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi." (Ap 3,20) Haut

Fr. Jean-Sébastien, o.c.d., Province d'Avignon-Acquitaine

Références
  • • Bible : Apocalypse (Ap) ; Cantique des cantiques (Ct) ; évangélistes (Jn : Jean ; Lc : Luc) ; lettres : de saint Paul : aux Ephésiens (Ep), aux Romains (Rm) ; 1ère lettre de saint Pierre (1P) ; de saint Jacques (Jc)
  • • Magistère : Lumen Gentium (LG) ; Presbyterorum Ordinis (PO)
  • • Thérèse de Jésus : Libro de la Vida (Vida)
  • • Thérèse de l'Enfant-Jésus : Lettres (LT), Manuscrits (Ms A, B ou C)
  • • P. Perre-Marie de la Croix, o.c.d. :L'oraison du pauvre, éd. du Carmel
  • • P. Wilfrid Stinissen, o.c.d. :L'oraison contemplative, éd. du Carmel